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Deuxième Boutique de Travail EPISTEVERB – 17 et 18 mars 2016

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La syntaxe du verbe : usages et enseignement

Le travail de l’association EPISTEVERB et les propositions du site SCOLAGRAM visent à développer la flexibilité linguistique des apprenants et respectent les principes didactiques suivants :

  • répondre aux besoins langagiers de chaque élève ou apprenant, ce qui suppose des démarches de différenciation
  • être située dans une  démarche d’apprentissage identifiée (socioconstructivisme,

transmission magistrale, imitation, behaviorisme, …)

  • développer les compétences métalangagières pour aider les élèves à mettre à distance leur productions, former leur jugement de grammaticalité,  éprouver le jeu de la langue.
  • utiliser les termes métalinguistiques au service de la compréhension du système

de la langue et non d’un simple étiquetage.

  • distinguer les connaissances linguistiques nécessaires à l’enseignant pour qu’il analyse les acquis,  les erreurs et les besoins, de ses élèves et les savoirs qu’il a la charge de faire acquérir à un niveau donné.

Dans cette perspective l’Association EPISTEVERB propose un colloque régulier dont la thématique est centrée sur le verbe.

Point nodal de l’enseignement de la langue, en français comme dans d’autres langues, le verbe constitue traditionnellement une pierre d’achoppement tant pour les enseignants, souvent démunis devant la complexité des phénomènes en jeu, à la confluence de plusieurs domaines de la linguistique et de plusieurs sous-disciplines scolaires, que pour les apprenants qui peinent à s’en faire une représentation complète et stable, opératoire pour les usages de la langue, notamment écrite. Se poser la question de la construction du concept par les élèves, c’est interroger l’enseignement de la grammaire et par là-même c’est revenir à la linguistique du verbe.

(Extraits des publications Le verbe en toute complexité et Le verbe en friche)

Texte de cadrage pour les journées des 17 et 18 mars 2016

La thématique retenue, La syntaxe du verbe: usages et enseignement, vise à une prise en compte effective des usages dans l’enseignement de la syntaxe du verbe, avec comme visée d’améliorer les productions langagières des apprenants. Les constructions verbales concentrent en effet de nombreuses difficultés dans l’apprentissage du français et les enseignants se trouvent confrontés à des corpus qui reflètent insuffisamment l’usage. On constate par ailleurs que des approches exclusivement syntaxiques, lexicales ou pragmatiques peinent à remédier aux difficultés récurrentes.  Les   contributions présenteront des analyses et/ou des démarches didactiques visant à faire évoluer la réflexion dans le cadre de l’enseignement/apprentissage du français.

Pour être communiquées, les propositions devront comporter une problématique didactique traitée en s’appuyant sur un corpus contextualisé.

Quels objets ?

La problématique didactique s’articule sur des objets linguistiques. Ces objets visent une des zones du système verbal qui questionnent l’enseignement :

  • les formes verbales complexes (auxiliées, modales, impersonnelles, diathèse)
  • les constructions argumentales en discours
  • les collocations
  • les marques prosodiques de la construction
  • les liens entre lexique et syntaxe

Quelle problématique didactique ?

Les problématiques didactiques peuvent être variées et questionner divers plans de la didactique :

  • La transposition
  • séance(s) d’étude de la langue
  • effets de la lecture sur l’usage : en français, dans les autres disciplines
  • chantiers ou ateliers d’écriture
  • La cohérence entre usages réels et enseignement
  • usages des élèves
  • acquisition des formes en usage vs formes prescrites
  • qualité et pertinence des formes enseignées
  • Les représentations ou les discours des enseignants
  • sur la langue normée
  • sur les usages
  • sur la description de langue
  • sur l’activité grammaticale

Quels corpus ? Quels contextes ?

Les questions du corpus et du contexte sont fortement liées. La question des usages ne doit pas y être minimisée. L’enseignement mais parfois aussi, la science du langage, se complait dans  des corpus ad-hoc dont le rapport aux usages sociaux  est ténu. La nature du corpus traité doit être clairement identifiée et argumentée.

On distinguera, par exemple :

– le public concerné, le niveau d’étude :

  • des étudiants, des enseignants, des enfants…
  • primaire, secondaire, supérieur

– le statut de langue :

  • langue première
  • langue étrangère
  • langue de scolarisation

– la nature et l’origine du corpus :

  • langue orale, langue écrite
  • origine du corpus
  • manuels
  • programmes
  • réalisations langagières issues de dispositifs didactiques
  • corpus a priori pour un dispositif didactique précis.
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